Hangzhou se joue la même semaine que Chengdu mais les deux tournois sont des univers parallèles. Hangzhou est au niveau de la mer (20 mètres) avec une humidité écrasante — l'air est vraiment épais. Contrairement à Chengdu qui vole haut dans les airs, Hangzhou propose une balle alourdie qui ne progresse pas facilement. Le résultat est un tournoi nettement plus dépendant de l'endurance physique et de la gestion de la transpiration constante.
C'est un environnement qui teste l'endurance avant le talent. Les joueurs qui arrivent frais à Hangzhou peuvent imposer leur jeu. Ceux qui traînent de la fatigue de fin de saison ou qui ne tolèrent pas l'humidité étouffante s'effondrent rapidement, souvent dès les premiers tours. La torpeur mentale qui accompagne l'humidité extrême est souvent aussi problématique que la fatigue physique.
Malgré l'humidité, le service reste très efficace ici (0,65 ace par jeu, l'un des taux les plus élevés du calendrier). C'est intrigant mais explicable : les joueurs puissants qui ont assez de réserves physiques écrasent littéralement leurs adversaires affaiblis par les conditions.
Le taux d'aces exceptionnellement élevé (0,65 par jeu) semble surprenant vu l'humidité, mais ça montre surtout la domination des grands serveurs sur des adversaires épuisés.
Les joueurs unidimensionnels peineront à s'adapter aux conditions.
