Winston-Salem est la dernière chance avant l'US Open pour les joueurs en retard. C'est un tournoi qui attire ceux en quête de rythme ou de points bonus. Les vainqueurs arrivent à Flushing avec la confiance d'une semaine réussie, tandis que les perdants sont pénalisés par manque de matchs avant New York. L'enjeu psychologique est donc considérable.
L'altitude (300 mètres) et le climat de Caroline du Nord créent des conditions qui changent radicalement selon l'heure du jour. En session de journée, la chaleur accélère les courts et les rend rapides. Quand le soleil baisse et que l'humidité monte (particulièrement en fin d'après-midi), le jeu ralentit visiblement. Les joueurs doivent donc constamment adapter leur jeu à ces changements.
Le plateau change d'année en année, mais on y retrouve toujours des joueurs affamés de points : des jeunes en ascension, des candidats au top 50 qui cherchent à consolider, des anciens qui tentent leur comeback. Báez, Sonego et Fucsovics y ont trouvé des titres importants, ce qui montre que les opportunités existent pour les tennismen bien préparés.
Des résultats au service modérés qui reflètent la variabilité des conditions : rapide le jour, ralenti le soir. C'est un équilibre instable.
Les joueurs unidimensionnels peineront à s'adapter aux conditions.
