Stockholm est l'anomalie de la saison indoor. C'est un tournoi en salle clairement plus lent que la norme, ce qui le démarque vraiment des autres tournois indoor de l'automne. Les balles utilisées à Stockholm sont relativement lourdes, le jeu dépend davantage de la tactique que du spectacle offensif pur, et le service perd une grande partie de sa domination habituelle en salle.
Stockholm récompense les contreurs intelligents, les joueurs de fond de court fiables, et les excellents relanceurs. Ruud, Paul et Monfils — les trois derniers vainqueurs — ne partagent pas le même style de jeu, mais tous possèdent en commun un retour fiable et une capacité à construire les points patiemment depuis le fond du court sans chercher à accélérer trop tôt.
Pour les joueurs venant d'Almaty (indoor ultra-rapide) ou de Shanghai (épuisement physique extrême), l'adaptation à la lenteur et à la tactique de Stockholm pose souvent un véritable défi. Il faut oublier les réflexes d'attaque et réapprendre le jeu à rythme mesuré.
Ces chiffres placent Stockholm parmi les pires résultats au service pour l'indoor. C'est un tournoi où le service ne donne presque pas d'avantage.
Les gros serveurs et attaquants purs seront neutralisés par la lenteur des conditions.








